Fluctuat nec mergitur

La micro-nouvelle qui ne connaît pas la fin.
Démocratie
© Flash fiction

J’imagine ton cœur qui bat. J’imagine que si je le veux très fort il repartira. Derrière les portes tu te bats pour ta survie, pour un battement de cœur ou un souffle de plus. Ou peut-être que tu ne te bats plus, peut-être que tu es fatiguée de lutter pour un sursis si misérablement acquis et si furtif.

Moi aussi je suis fatiguée. Je suis fatiguée de ces attentes qui sont de plus en plus fréquentes pour un résultat de plus en plus dérisoire, si loin de mes espoirs. Des fois je me dis qu’il faudrait te laisser partir. Mais alors je pense à ce que serait la vie sans toi et ça me glace. Alors je les supplie de te sauver encore, de faire tout ce qu’ils peuvent, de te brancher à des machines s’il le faut, de te ramener contre ta volonté même, pourvu que tu me tiennes encore la main quand je regarde l’avenir. Lire la suite « Fluctuat nec mergitur »

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