Où l’on apprend que lapon est à sami ce que nègre est à noir

La micro-nouvelle polaire

paysage de glace
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Melvin posa un pied à terre et senti aussitôt sa chaussure vernie se gorger de neige fondue. Il faudrait qu’il s’équipe… Il n’avait eu que le temps de rassembler son matériel et de sauter dans le seul et unique train qui pouvait l’emmener à l’extrême nord du pays.

Quand à 6h ce matin, on avait frappé à la porte de sa chambre de bonne, il était bien décidé à ne pas répondre, persuadé que derrière se cachait Björklund, son gras et colérique propriétaire venu réclamer les 2 mois de loyer en retard.

Quand on avait crié avec une voix inconnue « ouvrez ou nous enfonçons la porte », il avait trouvé la méthode un brin violente pour 3 petits loyers. Il avait jugé plus prudent d’ouvrir pour s’épargner les frais de remplacement de la porte. C’est ainsi qu’il s’était retrouvé face à la moustache de deux gardes au regard plein de mépris pour son caleçon long aux tâches douteuses.

Le  « Au nom du roi, veuillez nous suivre » avait achevé de le convaincre que ses 5 loyers impayés n’étaient pour rien dans l’affaire. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, il s’était retrouvé dans un petit bureau confortable, devant un feu ronflant, à écouter un représentant du gouvernement lui offrir du travail.

C’est de cette façon qu’il se retrouva dans son unique costume, sa fine moustache gelée, face à une étendue blanche d’une beauté à couper le souffle. Il pataugea jusqu’à la porte et se présenta au chef de la garde chargé de la province. Lire la suite « Où l’on apprend que lapon est à sami ce que nègre est à noir »

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Et si… on transformait le Nord-pas-Calais en champ de Cannabis

Mante religieuse fumeuse
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La micro-nouvelle à lire sous influence.

– Et si on vendait de la drogue !

– Très drôle « Michel » ! C’est un conseil des ministres pas un concours de blague.

– Je suis sérieux, l’économie est au plus bas, la France est en train de devenir un pays pauvre, il ne nous manque plus que le Palu !

– Bon ça suffit. Je crois que tout le monde estencombrants on en reste là pour aujourd’hui.

François se leva et se dirigea à pas lent jusqu’à son bureau. Les bras dans le dos, il appuya son front contre la vitre froide et regarda les gens aller et venir dans la cours de l’Elysée puis il prit une décision. Le pas soudain vif, il alla jusqu’à son bureau et décrocha le téléphone : Lire la suite « Et si… on transformait le Nord-pas-Calais en champ de Cannabis »